“Il est plus que temps que l’État prenne ses responsabilités”

4 novembre 2016 0 Par gillespoux.fr

Samedi 22 octobre, en soirée, de jeunes individus ont incendié le bus de la ligne 302 à la station Saint-Just. Cette violence est insupportable. Pour se venger d’on ne sait trop quoi, certains se permettent tout, sans se soucier des dégâts matériels et surtout des conséquences humaines que leurs gestes entraînent. C’est le bien commun des habitants qu’ils détruisent. Ce sont les femmes, les hommes qui vivent ici qui, une fois encore, subissent les actes inconsidérés d’irresponsables.

Il est temps de mettre fin aux agissements de ces individus qui tentent d’imposer leur loi : celle de la violence et de la peur. Ils n’y arriveront pas, nous ne baisserons pas les bras.
Nous continuerons à investir dans la rénovation du quartier, dans l’éducation et la formation, dans le soutien aux associations et à la citoyenneté, dans toutes les actions qui créent des dynamiques collectives et positives.
J’interpelle un autre responsable : l’État. Oui, il est plus que temps qu’il prenne ses responsabilités.

Les discours fusent, surtout à l’approche des élections. Mais en vérité on laisse nos territoires, les populations, les élus locaux, abandonnés face aux comportements criminels et mafieux de quelques-uns. Je n’ai de cesse d’alerter les plus hautes instances de l’État ! Mais rien ne change réellement.

C’est insupportable. À La Courneuve, comme dans d’autres villes, il y a urgence : je réclame encore aujourd’hui le retour des forces de police de proximité dans nos quartiers. Je réclame aussi que la justice puisse disposer des moyens pour faire respecter la loi.
Il est temps que l’état se mobilise véritablement avant que la situation ne dégénère en Seine-Saint-Denis et que la population ne connaisse une nouvelle flambée de violence.

Je suis du côté de cette écrasante majorité de Courneuviennes et de Courneuviens qui nous aident à créer les solidarités, les liens indispensables pour construire et non détruire.

Éditorial publié dans le journal Regards n°461