“C’est l’honneur du service public que de donner un peu plus d’égalité, de droits à chacune et à chacun”

11 juillet 2016 0 Par gillespoux.fr

Cet été, il était important pour la Ville que de nombreuses structures municipales restent ouvertes. Pourquoi ?

En effet, nous voulons que notre ville vive, respire, s’enthousiasme tout au long de l’année et ces mois de juillet et août ne doivent pas faire exception. Au contraire, ce sont des moments, avec les vacances scolaires, qui doivent permettre au plus grand nombre de profiter de la vie, de découvrir, de construire des moments de rencontres… C’est cela la vie. Or, malheureusement, les difficultés que rencontrent nombre de familles les privent de ces plaisirs.
C’est pourquoi nous démultiplions les activités, que ce soit autour des centres de loisirs, des centres de vacances, de La Courneuve Plage, des médiathèques, des Maisons pour tous, des terrains de proximité… C’est l’honneur du service public que de donner un peu plus d’égalité, de droits à chacune et à chacun. C’est tout du moins ma conception du service public et je suis heureux de voir combien cela répond à un besoin et que de nombreuses associations se sont aussi engagées dans cette voie. Je les en remercie.

En ce moment, le vivre-ensemble vous semble-t-il particulièrement important ?

Oui, car ces deux mois d’été sont souvent propices à des débordements. Nous en avons malheureusement fait la triste expérience l’année dernière avec l’incendie de la médiathèque Youri-Gagarine. Face à ce genre d’agissements, je crois que nous avons tous un rôle à jouer. Que cela soit dans les comités de voisinage, où des habitants organisent un repas de quartier, dans les associations ou à travers des initiatives individuelles, tout doit être fait pour que cet été soit un vrai moment de partage et de solidarité.

Vous avez souhaité que la Plage célèbre les 80 ans des congés payés…

Oui, tout simplement pour dire que « nous avons toujours le droit de rêver à un monde meilleur » et que « rien n’est impossible ». Regardez, avant 1936, être payé et ne pas travailler, cela n’existait pas, c’était tout simplement impossible. Pourtant nos aînés ont été capables de penser que cela ne serait que justice que dans l’année, on puisse bénéficier de quinze jours payés sans travailler, pour aller voir sa famille, partir en vacances… Ils se sont mobilisés, ils ont lutté, ils se sont donnés un gouvernement pour les accompagner et ils ont gagné. Il faut avoir la même envie, le même enthousiasme qu’eux pour se faire entendre, pour transformer les dures réalités que l’on nous présente, aujourd’hui comme hier, comme nécessaire.
Oui, à la Plage, nous allons rêver et inventer.

Éditorial publié dans le journal Regards n°455