Le président de la République ne nous a pas rassurés lors de son discours au Congrès des maires.

En effet, nous n’avons eu aucune annonce nouvelle concernant son soutien aux collectivités, si ce n’est une possible réforme de la fiscalité locale à l’horizon de 2020, sans d’ailleurs en préciser les objectifs.

En revanche, il confirme bien que pour désendetter l’état, il va puiser 13 nouveaux milliards d’euros dans les caisses des villes. Nouveaux car cela fait suite aux 11,5 milliards d’euros déjà ponctionnés par le gouvernement de Hollande, ce qui représente déjà 8 millions d’euros pour La Courneuve.

En 2018, 93,5 % des foyers fiscaux courneuviens seront exonérés de la taxe d’habitation, ce qui, j’en suis certain, ravira tout le monde, excepté les 6,5 % des Courneuviens qui vont continuer à payer avec le sentiment de le faire pour tout le monde. Pourtant ces derniers ne sont ni des riches ni des rentiers.

C’est pourquoi, face à ce sentiment d’injustice, j’ai saisi le gouvernement pour lui demander d’exonérer tout le monde et d’apporter des garanties solides sur l’indemnisation des collectivités.

C’est donc dans ces conditions confuses et contraignantes que nous préparons le budget 2018, convaincus que La Courneuve n’a pas d’économies à réaliser.

Nous ne gaspillons pas les moyens dont on dispose.

Ceux qui gaspillent sont ceux que l’état protège. Les assujettis à l’impôt sur la grande fortune qui vont sabrer le champagne grâce aux 4 milliards de cadeaux qu’ils viennent de gagner. Ceux qui détournent 80 milliards d’euros d’impôts par an grâce à la fraude fiscale.

Tout ceci n’est pas acceptable d’autant qu’au final, ce sont les services publics, l’accès aux droits, les solidarités qui payent la facture.Il est temps que les paradis fiscaux parasites, les profits exorbitants qui nous amènent à ce que 10 % de la population possède 86 % des richesses créées dans le monde payent leur dû. Pas nous ! C’est nécessaire afin que les talents, les envies, les besoins de notre population soient concrètement soutenus et que l’on cesse de nous couper les vivres, de freiner nos efforts, de frustrer l’énergie de nos jeunes…

Monsieur le Président : reprenez aux profiteurs, aux tricheurs, aux gaspilleurs les richesses qu’ils pillent. Et faites-nous confiance. Misez sur tous ces jeunes, ces femmes, ces nouveaux arrivants dont l’impatience à contribuer au développement de leur territoire vous surprendra.

Éditorial publié dans le journal Regards n°485

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>