COMMUNIQUÉ

Le 100e congrès des Maires a été particulièrement marqué par la colère des élus. Baisse des dotations, réforme de la taxe d’habitation, réforme institutionnelle… Si le discours du Président de la République fut consensuel, aucune annonce concrète n’est de nature à nous rassurer. Annoncer une réforme de la fiscalité ! Je suis d’accord. Je le demande, avec d’autres, depuis des années. Mais j’attends toujours une orientation, un sens, des faits qui me montre quel va en être l’objectif.

Car pour l’heure, le seul objectif clairement réaffirmé est d’imposer 13 milliards d’économies aux Villes, Départements et Régions.

Dans ce contexte, rien ne me rassure pour la préparation de notre budget pour 2018.

En effet, entre 2012 et 2021, ce sont 25 milliards d’euros qui auront été prélevés dans les caisses des collectivités locales. Le Président nous parle de bonne gestion ! Mais nos communes sont bien gérées- la preuve l’ensemble des collectivités ne pèsent que pour 3% dans les déficits publics du pays.

Par contre, est-ce une bonne gestion de la part de l’État de laisser 80 milliards d’euros d’impôts s’échapper, tous les ans ? Est-ce une bonne gestion de faire cadeau de 4 milliards d’euros supplémentaire aux assujettis à l’impôt sur la grande fortune ?

Mais au fond, est-ce les dépenses publiques, c’est-à-dire l’action publique, les services publics, l’accès aux droits de toutes et tous, les solidarités qui doivent sans cesse être la cible de toutes les attaques ?

Je ne le pense pas.

Attaquons au contraire ces paradis fiscaux parasites, ces profits exorbitants qui nous amènent à ce que 10% de la population possède 86 % des richesses créées. Ce sont des proportions identiques à celles qui existaient sous l’ancien régime.

Oui, il est juste et nécessaire que nous revendiquions de soutenir les talents, les envies, les besoins de notre population qu’on ne cesse de sacrifier. Arrêtez de nous couper les vivres et de stopper les élans que nos efforts offrent à nos territoires. Les moyens cohérents que nous demandons seront rendus au centuple à la société si on nous laisse, enfin, libérer ces énergies. Si on nous fait confiance. Si on mise sur tous ces jeunes, ces femmes, ces nouveaux arrivants que l’on doit associer, former… aux défis que les grands aménagements en cours posent.

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