« Nous voulons accueillir le monde pour que notre vie change »

Paris vient d’être désigné ville hôte pour les JOP 2024. Qu’en attendez-vous ?

Paris est désigné… donc la Seine-Saint-Denis… donc La Courneuve… J’ai participé à la délégation officielle, à Lima pour montrer combien La Courneuve était prête à jouer son rôle et accueillir des épreuves importantes.
Organiser les Jeux olympiques et paralympiques est une véritable opportunité pour la France et pour Paris. Pour la Seine-Saint-Denis, pour La Courneuve, c’est, en plus, une nouvelle occasion de montrer notre dynamisme, notre force, ce que nos habitant-e-s recèlent comme talents, comme valeurs, comme fierté.
Maintenant nous devons, élu-e-s, habitant-e-s, acteurs économiques et sociaux agir pour que ces investissements ne soient pas, une fois de plus, le règne du business et de la compétitivité financière. Nous voulons accueillir le monde pour que notre vie change, que les courbes du chômage, du niveau de formation, de la précarité, de la pauvreté s’inversent significativement.

 

Que représente pour vous l’ouverture du nouveau CMS Salvador-Allende ?

Je dois dire ma fierté de voir arriver ce nouvel équipement dans lequel nous avons investi 15 millions d’euros pour le droit à la santé pour toutes et tous. Cela va permettre aux Courneuvien-ne-s de continuer de se soigner, dans de très bonnes conditions, sans dépassements d’honoraires, de bénéficier de la CMU, du tiers payant… Dans ce contexte de réduction budgétaire, c’est un choix politique courageux. Celui du progrès social partagé par toutes et par tous.

La rentrée scolaire a été perturbée. Quelles en sont les raisons ?

En effet, cette rentrée n’a pas été de tout repos. Cet été, les services municipaux et les élu-e-s n’ont pas compté leur temps pour organiser le retour à la semaine des quatre jours dans nos écoles. J’aurais préféré que nous prenions le temps, mais la communauté éducative, les agents et les animateurs, les parents… ont très largement choisi cette hypothèse. Et comme jamais rien n’est simple, nous avons dû aussi gérer la grève des animateurs qui refusaient d’assurer l’accueil du matin que cette nouvelle organisation nécessite. Je comprends et partage la colère des familles qui ont subi les conséquences de ce mouvement.

Et bien sûr, nous avons dû, malheureusement, faire face aux conséquences de l’effondrement de l’immeuble Debussy. Heureusement, nous n’avons pas eu à déplorer de drame. Mais la gestion de cet événement, avec comme seule préoccupation la sécurité des enfants de l’école Joliot-Curie, a été « sportive ».

Fin août, après avoir tout entrepris pour faire accélérer la démolition, nous avons dû nous résoudre à fermer l’école et à trouver des solutions pour que les 520 élèves concernés puissent entrer en classe. Là encore, dans ces conditions, les failles sont inévitables. Mais on peut vraiment remercier et féliciter les parents qui ont compris la nature exceptionnelle de ces dérangements. Nos agents, avec les enseignants, ont fait preuve d’un dévouement et d’un esprit de responsabilité remarquables.

 

Éditorial publié dans le journal Regards n°480

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